vendredi 15 janvier 2021

La QPC - question prioritaire de constitutionnalité (QPC) - cours du 15 ...


La QPC - question prioritaire de constitutionnalité

L'arrêt de la Cour de cassation estimant la question "sérieuse" :
Crim., 13 octobre 2020, n° 20-84.360 

La décision du Conseil constitutionnel qui déclare l'inconstitutionnalité de la loi 
Décision n° 2020-872 QPC du 15 janvier 2021

#QPC

jeudi 14 janvier 2021

Plafonnement de l’indemnisation d’un licenciement NUL pour demande "tard...




le salarié qui présente de façon abusive sa demande de réintégration tardivement, n’a droit qu’à la rémunération qu’il aurait perçue du jour de sa demande de réintégration à celui de sa réintégration effective
Soc. 13 janvier 2021 n° 19-14.050 Bull.

Article 2241 du code civil
la demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion

Article 2242 du code civil
l'interruption résultant de la demande en justice produit ses effets jusqu'à l'extinction de l'instance 

Avant la loi n°2008-561 du 17 juin 2008, 
Article 2244 du code civil 
une citation en justice, même en référé, un commandement ou une saisie, signifiés à celui qu'on veut empêcher de prescrire, interrompent la prescription ainsi que les délais pour agir

Jurisprudence constante de la Cour de cassation 
l'effet interruptif de prescription résultant d'une action en justice se prolonge jusqu'à ce que le litige trouve sa solution, de sorte que le nouveau délai de prescription ne commence à courir qu'à compter de la décision qui met fin définitivement à l'instance » [-1-], et par conséquent, « viole l’article 2244 du code civil la cour d'appel qui déclare l'action d’une partie atteinte par la prescription au motif que, si la prescription de l'action peut être interrompue par une assignation en justice, cette prescription recommence à courir, pour le même délai, à compter de l’assignation » (mêmes arrêts).
Civ.1 3 février 1998 Bull. n° 45 pourvoi n° 95-20844 
Com. 20 octobre 1998 Bull. n° 247 pourvoi n° 95-20837 
Civ.1 24 juin 1997 Bull. n° 215 pourvoi n° 95-15273 
Civ.3 7 février 1996 Bull. n° 38 pourvoi n° 94-11654 
Civ.3 8 juin 1994 Bull. n° 118 pourvoi n° 92-18055
Com. 15 octobre 1991 Bull. n° 295 pourvoi n° 90-10922 
Civ.1 12 février 1991 Bull. n° 61 pourvoi n° 88-19826 
Civ.3 21 juin 1978 Bull. n° 260 pourvoi n° 76-15163

Doyen Perrot « nul n'ignore que la citation en justice interrompt la prescription ; mais on oublie parfois d'ajouter que l'interruption de la prescription se prolonge aussi longtemps que dure le procès ; en d'autres termes, l'effet interruptif de la prescription se double d'un effet suspensif destiné à immuniser le demandeur contre tout risque de prescription si le procès doit durer plusieurs années » (R. Perrot, RTDciv 1985 p.445).

#licenciement #nullité #demande_tardive #abus #réintégration

mardi 29 décembre 2020

Le droit à la preuve et l'office du juge prud'homal


solution : dès lors qu'il constate un motif légitime à la production forcée d'éléments de preuve, le juge doit s'assurer que cette mesure n'est pas disproportionnée, au besoin en en cantonnant son périmètre Cass. Soc. 16 décembre 2020 n° 19-17.637 et 19-17.667 ECLI:FR:CCASS:2020:SO001219 https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_2986/chambre_sociale_3168/2020_9595/decembre_9952/1219_16_46206.html
La vidéo sur le droit à la preuve : https://youtu.be/Hm6AnmtYEMQ

#droit_à_la_preuve #vie_privée #employeur #discrimination #discrimination_syndicale #évolution_de_carrière #rémunération #vie_privée #expertise_in_futurum

mardi 8 décembre 2020

Le contrôle de conventionnalité in concreto et in abstracto


Une solution qui pourrait être utilisée à propos des barèmes Macron de licenciement ... (c'est mon prognostic) Un raisonnement en trois temps : - l'atteinte à une liberté conventionnelle - un contrôle abstrait au niveau de la loi - un contrôle concret au niveau du justiciable

Pourquoi on fait des lois ? Comment on les écrit ? Introduction au droit


la version podcast : https://bit.ly/33OKjDF 


I. POURQUOI ON FAIT DES LOIS ?

A. APPARITION DU POUVOIR LÉGISLATIF SOUS L'ANCIEN RÉGIME
La naissance du pouvoir sous l'ancien régime 04:51
Le Roi "source de toute justice" 05:47
Les trois pouvoirs régaliens 07:28
Le pouvoir législatif au dessus du pouvoir de rendre la justice (Bodin 1576) 08:37
L'invention de la notion d'Etat et de sa souveraineté (Loyseau et Bossuet) 09:49

B. LA RÉVOLUTION : LA LOI IDÉALISÉE 11:19
Le 4 août 1789 la suppression des privilèges 13:16
La Déclaration des droits de l'Homme 14:16
art 1 : la liberté et l'égalité 14:59
art 3 : la souveraineté est dans la nation 16:12
art 4 : le rôle de la Loi, garantir la Liberté, définir ses limites 17:13
art 5 : ce qui n'est pas interdit par la Loi est autorisé 18:20
art 6 : la Loi expression de la volonté générale, on est tous égaux devant la loi 18:59
La frénésie législative révolutionnaire 20:52

C. NAPOLÉON : LA LOI RATIONALISÉE 21:15
La Codification - code civil, code de commerce, code pénal 21:35
Stendhal lisait 3 pages du code civil tous les matins "pour être naturel" 22:56
art 203 l'obligation d'entretien des parents vis-à-vis de leurs enfants (et la question de l'argent de poche?) 23:46
art 205 l'obligation alimentaire des enfants vis-à-vis des leurs parents 24:47
art 371 l'enfant doit honneur et respect à ses parents 26:50

Question d'un élève "y-a combien de lois ?" 27:30

Comment des lois ultérieures modifient le code civil 29:00
ex. VGE et le divorce par consentement mutuel 29:34
ex. l'actuel projet de loi qui modifie l'adoption 29:57

Question d'un élève : "quels sont les droits des animaux ?" 32:16

Les lois qui ne sont pas codifiées 4 ex. 34:01
Loi de 1881 sur la liberté de la presse 34:10
Loi de 1898 sur l'indemnisation des accidents du travail (NB ultérieurement insérée dans le code de la sécurité sociale) 34:58
Loi de 1901 sur les associations 35:04
Loi de 1905 séparation église et l'Etat - sur la laïcité 35:15

D. LA FIN DU XIXe SIÈCLE : LE TEMPS DES DÉSILLUSIONS ET DU RENOUVEAU 35:34
La loi comme instrument du fort contre le faible 36:17
La révolution industrielle - l'ouvrier face à son employeur 37:09
La Loi amplifie les inégalités, en raison du postulat que les hommes sont égaux 37:56
L'idée du droit du travail - la loi qui prend en compte l'inégalité 38:23
Résurgence des corps intermédiaires et leur pouvoir normatif 
- Les inconvénients résultants de leur supression par la Révolution 40:00
- Loi 1884 sur la liberté syndicale - origine des conventions collectives 40:22
Question d'un enfant "pour les enfants n'ont pas droit de faire une grève?" 41:34
- Loi 1884 sur la municipalité - le pouvoir du maire et les arrêtés municipaux 42:53


II. COMMENT ON ÉCRIT UNE LOI ?
La loi sous la Ve République 44:27

A. Le Président et son programme 44:58
ex. VGE promotion femme et divorce par consentement mutuel 45:29
ex. la formation et l'apprentissage 45:45
ex. l'actuelle réforme des retraites 46:59
ex. les revenus des agriculteurs 47:55
ex. les perturbateurs endocriniens 49:40
le Gouvernement et ses projets de loi 50:17

B. Le pouvoir Législatif 51:00
l'Assemblée nationale 51:20
le Sénat 52:00
Les proposition de loi des parlementaires 54:50
Les commissions parlementaires 55:06
Le rapport du Rapporteur de la commission 56:52
La Discussion devant l'Assemblée nationale et Sénat 57:34
- les amendements 57:48
- la navette parlementaire 58:31
- la commission mixte paritaire CMP 59:11 
La saisine du Conseil constitutionnel 59:57
La Pyramide des normes sous la Ve République 01:00:32
La promulgation de la loi et son entrée en vigueur 01:02:22

Les ordonnances législatives 01:06:20

C. Comment fait-on respecter les lois ? 01:08:35
- on les respecte naturellement sans le savoir 01:09:41
- on nous les apprend (ex. le code de la route) 01:11:16
- on va devant un juge pour faire condamner celui qui ne les respecte pas 01:12:02
- le rôle de la police et du ministère public et enfin du juge pénal 01:13:03
- les commissions parlementaire vérifient que les lois sont appliquées 01:13:53

D. Peut-on refuser d'appliquer une loi parce qu'elle est mauvaise ? 01:15:51
- article 122-4 du code pénal, les baïonettes intelligentes 01:16:09
- la question prioritaire de constitutionnalité QPC 01:18:33
ex. QPC sur infraction de harcèlement sexuel 01:20:22
Peut on refuser d'appliquer un décret (ex. du masque) 01:22:15
- annulation d'un décret par le Conseil d'Etat dans le cadre du recours pour excès de pouvoir 01:23:13

E. La pyramide des juridictions administratives et judiciaires 01:23:37
Le rôle de la jurisprudence dans l'évolution de la loi 01:26:50

F. Qu'est-ce qu'il y a dans un code ? 01:27:36

lundi 16 novembre 2020

Le salarié lanceur d'alerte



aucun salarié ne peut être sanctionné ou licencié pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi, de faits constitutifs d'un délit ou d'un crime dont il aurait eu connaissance dans l'exercice de ses fonctions (Article L1132-3-3 CDT)

Jurisprudence citée : 
Soc., 30 juin 2016, n° 15-10.557, au Bull. (concernant la liberté d'expression) 
Soc., 8 juillet 2020, n° 18-13.593, au Bull. (sur l'appréciation de la mauvaise foi)
Soc. 4 novembre 2020 n° 18-15.669 Bull. (sur l'office du juge quant à la caractérisation des faits susceptibles d'être constitutifs d'un délit ou d'un crime)

mardi 10 novembre 2020

Jurisprudence : la contrariété de décisions

la recherche de jurisprudence : 

https://ia-droit.fr/alexi/?q=%22618+du+code+de+proc%C3%A9dure+civile%22~15+inconcil%2A&order=date_dec


Article 618 du code de procédure civile :
La contrariété de jugements peut aussi, par dérogation aux dispositions de l'article 605, être invoquée lorsque deux décisions, même non rendues en dernier ressort, sont inconciliables et qu'aucune d'elles n'est susceptible d'un recours ordinaire ; le pourvoi en cassation est alors recevable, même si l'une des décisions avait déjà été frappée d'un pourvoi en cassation et que celui-ci avait été rejeté.
En ce cas, le pourvoi peut être formé même après l'expiration du délai prévu à l'article 612. Il doit être dirigé contre les deux décisions ; lorsque la contrariété est constatée, la Cour de cassation annule l'une des décisions ou, s'il y a lieu, les deux.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006410970/1980-01-01

L'arrêt de principe de l'Assemblée plénière de la cour de cassation
Arrêt n° 621 du 3 juillet 2015 (14-13.205) - Cour de cassation - Assemblée Plénière - ECLI:FR:CCASS:2015:AP00621
https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/assemblee_pleniere_22/621_3_32239.html

Décisions ultérieures intéressantes :
Civ. 3, 6 février 2020, n° 18-24.946 ces deux décisions sont inconciliables dans leur exécution ; que seul l'arrêt rendu le 3 octobre 2018 a statué en conformité avec la doctrine de la Cour de cassation selon laquelle la suspension des effets d'une clause résolutoire peut être décidée par le juge, quel que soit le motif invoqué comme manquement du preneur à ses obligations, y compris lorsqu'il s'agit d'une obligation de faire ; qu'il convient en conséquence d'annuler l'arrêt rendu le 26 septembre 2018 ;

Civ. 1, 18 décembre 2019, n° 18-22.900 la contrariété entre les décisions civiles s'appréciant au seul regard de leurs dispositifs respectifs

Civ. 2, 16 mai 2019, n° 18-16.797 la contrariété de jugements peut être invoquée lorsque deux décisions, même non rendues en dernier ressort, sont inconciliables et qu'aucune d'elles n'est susceptible d'un recours ordinaire ;

Com., 31 janvier 2017, n° 15-13.981 ces deux décisions, dont les dispositifs sont incompatibles en raison des droits réels que chacune confère de façon contradictoire sur les mêmes immeubles à Mme Z... C... et à MM. A... et B..., ne sont pas conciliables dans leur exécution et ne sont pas susceptibles d'un recours ordinaire ; qu'il y a lieu d'annuler, en raison des circonstances de la cause, la première ;

Jurisprudence : le criminel tient le civil en l'état

 

la recherche de jurisprudence : 

https://ia-droit.fr/?q=%224%20code%20proc%C3%A9dure%20p%C3%A9nale%22~15%20(sursi*%20OR%20sursoi*)%20%225%20mars%202007%22&order=date_dec

Décisions intéressantes


Civ. 1, 22 novembre 2017, n° 16-24.719 Mais attendu que l'article 4 du code de procédure pénale, dans sa rédaction issue de la loi n° 2007-291 du 5 mars 2007, n'impose à la juridiction civile de surseoir à statuer, en cas de mise en mouvement de l'action publique, que lorsqu'elle est saisie de l'action civile en réparation du dommage causé par l'infraction ; que, dans les autres cas, quelle que soit la nature de l'action civile engagée, et même si la décision à intervenir au pénal est susceptible d'exercer, directement ou indirectement, une influence sur la solution du procès civil, elle apprécie, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, s'il y a lieu de prononcer un sursis à statuer ;


Civ. 1, 20 septembre 2017, n° 16-19.643, au Bull. Mais attendu que l'article 4 du code de procédure pénale, dans sa rédaction issue de la loi n° 2007-291 du 5 mars 2007, n'impose à la juridiction civile de surseoir à statuer, en cas de mise en mouvement de l'action publique, que lorsqu'elle est saisie de l'action civile en réparation du dommage causé par l'infraction ; que, dans les autres cas, quelle que soit la nature de l'action civile engagée, et même si la décision à intervenir au pénal est susceptible d'exercer, directement ou indirectement, une influence sur la solution du procès civil, elle apprécie dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire s'il y a lieu de prononcer un sursis à statuer ;
Et attendu qu'après avoir constaté que l'action introduite devant la juridiction civile par Mme X...n'était pas fondée sur les infractions pour lesquelles une information était ouverte contre la société des chefs de tromperie, homicides et blessures involontaires, mais sur la responsabilité sans faute de celle-ci au titre de la défectuosité du Mediator, la cour d'appel en a exactement déduit que l'action dont elle était saisie était indépendante de l'action publique ; que c'est sans méconnaître les exigences d'un procès équitable et en l'absence de démarche de la société aux fins que soient versées à la procédure civile les pièces du dossier pénal qu'elle considérait comme nécessaires aux besoins de sa défense, que la cour d'appel a décidé, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, sans dénaturation et abstraction faite du motif surabondant critiqué par la troisième branche, qu'il n'y avait pas lieu de surseoir à statuer dans l'attente de la décision à intervenir au pénal ; que le moyen n'est pas fondé ;


Soc., 3 juin 2015, n° 14-10.663 Vu l'article 4 du code de procédure pénale ;
Attendu que pour rejeter la demande de sursis à statuer, l'arrêt retient que le club soutient que ce contrat est un faux et argue de la saisine d'un juge d'instruction à la suite de la plainte pour escroquerie déposée par lui et qu'il n'est pas discuté qu'aux termes des articles 2 et 4 du code de procédure pénale, cette action pénale ne prive pas ipso facto le juge civil de la faculté de statuer ;
Attendu cependant que l'alinéa 3 de l'article 4 du code de procédure pénale dans sa rédaction issue de la loi n° 2007-291 du 5 mars 2007 n'impose pas la suspension du jugement des autres actions civiles que celles de la partie civile ;
Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors que si elle pouvait décider discrétionnairement de refuser de surseoir à statuer sur les demandes du salarié, elle devait surseoir à statuer sur la demande du club qui sollicitait la réparation d'infractions imputées au salarié et pour lesquelles elle avait constaté qu'une information avait été ouverte, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;


Civ. 2, 15 mars 2012, n° 10-15.503, au Bull. Mais attendu que l'arrêt retient exactement qu'il résulte de l'article 4-1 du code de procédure pénale que la faute pénale non intentionnelle, au sens des dispositions de l'article 121-3 du code pénal, est dissociée de la faute inexcusable au sens des dispositions de l'article L. 452-1 du code de la sécurité sociale ; qu'il appartient dès lors à la juridiction de la sécurité sociale de rechercher si les éléments du dossier permettent de retenir la faute inexcusable de l'employeur, laquelle s'apprécie de façon distincte des éléments constitutifs de l'infraction d'homicide involontaire ;

jeudi 29 octobre 2020

Obligation de sécurité et Faute inexcusable de l'employeur - Cass. Civ.2 8 octobre 2020 n°18-25021 et n° 18-26677 Bull.


A quelles conditions le manquement de l'employeur à l'obligation de sécurité caractérise sa faute inexcusable : vers une nouvelle définition de la faute inexcusable ? Civ2 8 octobre 2020 n° 18-25.021 n° 18-26.677 Bull.

Plan et time line

1- La solution 01:16

2 - L'explication 
La faute inexcusable 03:01
L'obligation de sécurité 07:15
L'articulation des deux 10:25

3 - Les implications
Une nouvelle répartition de la charge de la preuve 16:17
Un nouveau raisonnement juridique de la part des juges 18:07
Une nouvelle définition de la faute inexcusable ? 22:41


#faute_inexcusable #obligation_de_sécurité #santé #victime #accident_du_travail #maladie_professionnelle #charge_de_la_preuve #mesures #conscience_du_danger #définition


mercredi 14 octobre 2020

Conditions de validité et exécution d'un contrat électronique (droit des...




podcast : https://anchor.fm/undeuxdroit/episodes/Conditions-de-validit-et-excution-dun-contrat-lectronique-droit-des-obligations-el1pq5


1. l’écrit électronique vaut preuve si son intégrité est garantie et son auteur identifié

2. la signature électronique est une condition de validité du contrat électronique mais son exécution en connaissance de cause vaut confirmation du contrat

Cass. civ.1 7 octobre 2020 n° 19-18.135 Bull.
https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_2986/premiere_chambre_civile_3169/2020_9633/octobre_9915/529_07_45678.html



mercredi 30 septembre 2020

L'employeur utilise le contenu privé du compte FB d'un salarié pour le l...





Podcast https://anchor.fm/undeuxdroit/episodes/Lemployeur-utilise-le-contenu-priv-du-compte-Facebook-dun-salari-pour-le-licencier-ekd9av



Résumé :

Pourvu qu'il l'ait obtenue loyalement, l'employeur peut utiliser une information publiée sur le compte facebook privé d'un salarié pour le licencier Soc. 30 septembre 2020 n°19-12.058



La solution

- en vertu du principe de loyauté dans l’administration de la preuve, l’employeur ne peut avoir recours à un stratagème pour recueillir une preuve

- le droit à la preuve peut justifier la production d’éléments portant atteinte à la vie privée à la condition que cette production soit indispensable à l’exercice de ce droit et que l’atteinte soit proportionnée au but poursuivi



Arrêt sur le site de la Cour de cassation

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_sociale_576/779_30_45529.html



La précédente vidéo sur le droit à la preuve

https://youtu.be/Hm6AnmtYEMQ




#droit_à_la_preuve #vie_privée #atteinte #indispensable #proportionné #facebook #réseaux_sociaux #loyauté #stratagème #CRFPA





mardi 29 septembre 2020

Entretien des BLOUSES et HABILLAGE des ambulanciers







L'employeur doit assurer lui-même le nettoyage des blouses des ambulanciers

L'habillage et le déshabillage se réalise sur le lieu de travail



Soc. 23 septembre 2020 n° 18-23.474

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_2986/chambre_sociale_3168/2020_9595/septembre_9878/740_23_45511.html



#convention_collective #RTT #ordre_public #obligation_de_sécurité #habillage #déshabillage #blouse #ambulance #nettoyage #cour_de_cassation #code_du_travail #contrepartie


mercredi 16 septembre 2020

Le décret qui reconnait Covid 19 comme maladie professionnelle (n° 2020-...





Décret n° 2020-1131 du 14 septembre 2020 relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles des pathologies liées à une infection au SARS-CoV2 (NOR : SSAS2020405D)
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/9/14/SSAS2020405D/jo/texte

jeudi 2 juillet 2020

Covid 19 - une Maladie professionnelle





Plan et Timeline

01:36 une procédure simple

02:48 pour les soignants

05:10 pour les premières lignes

06:11 les solutions proposées



07:49 I. Un nouveau tableau pour les soignants

08:11 - les tableaux des maladies professionnelles et la présomption d'imputabilité

09:11 - à quoi ressemblerait le nouveau tableau Covid



12:26 II. Un nouveau comité pour les premières lignes

12:37 - les maladies "hors tableau" et les CRRMP

14:48 - le comité unique pour Covid 19



19:33 III. Les conséquences pour les victimes



20:48 IV. Une solution

20:53 - pour l'avenir et la deuxième vague

21:35 - pour le passé cela paraît impossible ?!!!

24:10 - mais le droit existant suffisait déjà



Le podcast : https://anchor.fm/undeuxdroit/episodes/Covid-19---une-Maladie-professionnelle-12-eg7eu6






Le communiqué de presse du ministère du travail :

https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/reconnaissance-en-maladie-professionnelle-des-travailleurs-atteints-du-covid-19



Civ. 2, 15 juin 2017, n° 16-18.284 "le délai de prise en charge détermine la période au-cours de laquelle, après cessation de l’exposition au risque, la maladie doit se révéler et faire l’objet d’une constatation médicale pour être indemnisée au titre des maladies professionnelles"



L'article L461-1 du Code de la sécurité sociale

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073189&idArticle=LEGIARTI000006743127


mardi 18 février 2020

le Contrat à durée déterminée - CDD





LA PLAYLIST de toutes les vidéos https://www.youtube.com/playlist?list=PL6DlcKOao6AYbEk8k8C0o3YUk17JE9kxK
Le CDD en chiffres https://youtu.be/xG427QqjzRk
Le principe du recours au CDD https://youtu.be/SE_xL6G6rnk
Le CDD de remplacement https://youtu.be/j8G2mlFK_4M
Le CDD pour accroissement temporaire d'activité https://youtu.be/EZeyFDlGr68
Le CDD saisonnier https://youtu.be/4e6FctWe07U
Le CDD d'usage https://youtu.be/RwTIwsVU5h8
Le CDD à objet défini https://youtu.be/7qshICeMv_4
Le CDD un contrat écrit, signé en 2 jours, avec des mentions obligatoires https://youtu.be/Yi3nUK03y4c
La période d'essai dans un CDD https://youtu.be/NDL-1hf5fDA
L'exécution du CDD - l'égalité de traitement avec les CDI - la protection de la santé du salarié https://youtu.be/pRXK6YKSp44
La durée maximale du CDD - son renouvellement - la succession de CDD - le délai de carence https://youtu.be/gYl7o94hXZU
La rupture du CDD - arrivée du terme - poursuite après le terme - rupture anticipée avant le terme https://youtu.be/_6oWVzkalBI
L'indemnité de précarité en fin de contrat https://youtu.be/fq7TELKzYt8
La requalification du CDD en CDI https://youtu.be/4A5YdrpvuA8
Les interdictions de recours au CDD https://youtu.be/Y6m7srlhs-Q

lundi 27 janvier 2020

Peut on mentir sur son CV ?


Plan et time line intro : plus de la moitié des CV sont mensongers 00:06 source : https://theconversation.com/que-risque-t-on-a-tricher-sur-son-cv-129931 I. - les règles de droit applicables 00:50 - le code du travail 01:00 - le code civil 02:25 - l'obligation précontractuelle d'information (article 1112-1) 03:27 - le dol 07:50 - la nullité et le pb des restitutions 09:54 II. - les solutions retenues par la Cour de cassation 12:24 - ne pas s'inventer des diplômes ou des formations (Soc. 17 octobre 1995 n° 94-41.239) 12:43 - le droit d'être imprécis et d'enjoliver son CV (Soc. 16 février 1999 n° 96-45.565) 13:22 - les sanctions alternatives, nullité du contrat de travail ou licenciement (Soc. 30 mars 1999 n° 96-42.912) 15:37 - le choix de la sanction en fonction des conséquences produites (Soc. 18 décembre 2001 n° 99-46.255) 17:58 - théorème de Superman 19:00 - le choix de la sanction au regard "des fonctions exercées" (Soc. 5 décembre 2006 n° 05-44.825) 20:10 - l'employeur peut-il exiger un extrait du casier judiciaire ? 23:23 - l'employeur a l'obligation de se renseigner (Soc. 25 septembre 2012 n° 11-19.712) 24:14 III. - Synthèse 26:18

La procédure d'embauche et la discrimination à l'embauche


Plan et time line
I. la procédure d'embauche
La première fois que la question s'est posée Soc. 17 octobre 1973 n° 72-40.360 00:37 Une jurisprudence codifiée : article L. 1221-6 du Code du travail 05:29 Les méthodes et techniques d'aide au recrutement 09:25 - pertinente 10:02 - information préalable du candidat et du CSE 12:02 - des sanctions non dissuasives 13:37 - des résultats "confidentiels" 15:57 - le candidat peut-il en prendre connaissance ? 16:20 - si l'employeur utilise ou divulgue ses résultats ? 18:00 II. la discrimination à l'embauche 19:22 A. l'ampleur du phénomène 20:06 Le rapport de 2020 http://www.tepp.eu/doc/users/268/bib/dreamrr1.pdf Une discrimination forte selon l'origine ethnique supposée Une discrimination moins forte selon le lieu de résidence B. - la prévention 23:40 - l'inefficacité du CV anonyme 23:50 - la difficulté de la publication d'un "index" (comme pour l'index égalité homme - femme) 25:02 sur les statistiques ethniques, article intéressant à lire https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/19/la-difficile-utilisation-des-statistiques-ethniques-en-france_5438453_4355770.html C. - les sanctions 29:23 1. - l'échec du testing 29:55 2. - l'échec de droit de la discrimination sur une base individuelle 32:45 - pas de conclusion forcée du contrat de travail 35:27 - pas le paiement de salaire ni de perte de chance de toucher un salaire 35:40 - la publication du jugement 36:29 Sur la publication d'un jugement cf. https://youtu.be/cIU3NN0pBIY 3. - l'action en substitution 37:39 4. - l'action de groupe 39:06

mercredi 22 janvier 2020

Validité d'une convention de forfait en jours

Pour trouver de la JP sur cette question : 



En résumé : 

Pour être valable, la convention de forfait en jours doit prévoir « un suivi effectif et régulier du temps de travail, permettant à l'employeur de remédier en temps utile à une charge de travail éventuellement incompatible avec une durée raisonnable » (not. Soc., 6 novembre 2019, n° 18-19.752, au Bull. – Soc., 18 septembre 2019, n° 18-11.277 – Soc., 27 mars 2019, n° 17-23.375, au Bull. – Soc., 13 juin 2018, n° 17-14.589).

Il est désormais constant qu’un seul entretien annuel est jugé insuffisant pour garantir ce suivi effectif et régulier (préc. n° 18-11.277 – égal. Soc., 19 juin 2019, n° 18-11.391 – Soc., 5 décembre 2018, n° 17-14.063 – Soc., 7 mars 2018, n° 17-11.357 – Soc., 17 janvier 2018, n° 16-15.124, au Bull.).

La preuve de ce suivi effectif et régulier incombe à l'employeur (Soc., 19 décembre 2018, n° 17-18.725, au Bull.)





samedi 18 janvier 2020

Le contrat de travail face à l'uberisation de la société



Plan et time line de la vidéo L'absence de définition du contrat de travail dans les codes 02:04 Le "réalisme" du juge en droit du travail 07:51 - arrêt "Barrat" Cass. Ass. Plen. 4 mars 1983 n° 81-15290 Bull. n° 363 - le statut social d'une personne est d'ordre public 11:51 Les enjeux de la requalification en droit du travail 12:47 Les enjeux de la requalification en droit de la sécurité sociale 16:14 Définition doctrinale du contrat de travail 19:37 I. - la prestation de travail 20:25 le contentieux de la télérealité 21:09 arrêt "Mister France" Soc. 25 juin 2013 n° 12-13.968 23:03 - un travail réél et personnel 23:44 - un travail pour autrui 24:34 II. - l'autorité de l'employeur 26:08 A. - La dépendance économique : NON 26:26 Cass. civ. 6 juillet 1931 "Bardou" B. - La dépendance "juridique" OUI - le service organisé avant le 13 novembre 1996 30:14 - les livreurs de journaux 30:42 - la définition du lien de subordinatation 35:48 Soc. 13 novembre 1996 "Société générale" n° 94-13.187 - les trois pouvoirs direction - contrôle - sanction 36:41 - l'indice du service organisé 37:37 "L'uberisation" du monde du travail 39:02 - la présomption de non salariat 39:21 Article L. 8221-6 du code du travail - l'opérateur de plate-forme en ligne 41:06 Article L.111-7 I du code de la consommation - la responsabilité sociale des plate-formes numériques 42:05 la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 articles L.7341-1 à L.7341-6 dans le code du travail - Soc. 28 novembre 2018 n° 17-20.079 "Take it easy" 44:46 le chapeau intérieur de l'arrêt 49:39 le conclusif de l'arrêt 50:35 - contrat de travail avec UBER CA Paris 10 janvier 2019 n° 18/08357 52:38 LOI n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités 55:57 Le contrôle de constitutionnalité en droit du travail 01:01:13 - les principes fondamentaux du droit du travail 01:01:33 - l'incompétence négative du législateur 01:02:28 Décision n° 2019-794 DC du 20 décembre 2019 01:04:07 III. - La rémunération 01:09:39

lundi 13 janvier 2020

La pyramide des normes et le principe de faveur en droit du travail


Plan et time line La pyramide des normes 00:27 Contrôle de constitutionnalité 03:32 - le bloc de constitutionnalité 03:49 - la question prioritaire de constitutionnalité 07:15 Contrôle de conventionnalité - les conventions internationales 09:38 - le contrôle de conventionnalité 12:16 La loi en droit du travail 20:55 Les conventions collectives 22:39 - Accords interprofessionnels 24:09 - Conventions collectives de branches 25:00 - Conventions collectives 25:59 - Conventions ou accords d'entreprise 26:26 - Rôle des Accords interprofessionnels et ex. 27:47 - Rôle des Conventions collectives de branches et ex. 34:32 Les usages 41:47 L'engagement unilatéral de l'employeur 43:51 Le contrat de travail 45:21 Le principe de faveur 46:17 - un principe fondamental 47:43 - conflit loi et convention collective 49:13 - conflit convention collective de branche et accord d'entreprise 52:59 - usage et principe de faveur 1:02:24 - engagement unilatéral et principe de faveur 1:02:57 - conflit accord d'entreprise et contrat de travail 1:03:17 - accord de performance collective 1:04:59

mercredi 8 janvier 2020

Comment retrouver un arrêt dans un code et réussir ses examens





Une manière simple de retrouver dans le code les arrêts mentionnés durant le cours magistral ou dans les fiches de tds



Précédente vidéo :

"comment retrouver un arrêt de la Cour de cassation"

https://youtu.be/6sNyTt1eZGk